AQPER - Association québécoise de la production d'énergie renouvelable
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(22 août 2018) Nous avons posé quatre questions à Caroline Farley, Lucie Fauteux, Marilys Clément et Cybel Picard qui travaillent toutes à Nergica. 
Voici leurs réponses à :



Caroline Farley

Caroline Farley
Conseillère, communications et relations publiques, Nergica

Caroline Farley évolue depuis plus de quinze ans dans le domaine des communications et des relations publiques. Témoin privilégiée de l’émergence d’une filière éolienne québécoise, Caroline se fait depuis lors la fière ambassadrice d’une industrie en pleine mutation. Marathonienne dans l’âme, elle assure de fort belle façon les liens d’affaires auprès des membres, des partenaires et des médias, tout en orchestrant la gestion et l’animation des médias sociaux, la production des outils de communication, les publications, l’organisation d’événements et mille autres tâches.

1- À quoi ressemble le climat de travail de votre secteur où technologie, recherche et enseignement se côtoient?

Chez Nergica, le climat de travail est effervescent et animé à fois par la passion, l’expérience et la jeunesse de notre équipe. C’est très stimulant de côtoyer au quotidien des experts dans des secteurs d’activités aussi variés que le climat froid, l’énergie solaire, les microréseaux, la météorologie, l’ingénierie, les communications, les événements, etc. Ça me fascine toujours autant de voir tout ce qu’on peut réaliser comme équipe lorsqu’on met en commun nos expertises respectives. Travailler avec des gens talentueux donne le goût de se dépasser au quotidien!

4- Que diriez-vous à une jeune femme afin de l’inciter à travailler hors d’un grand centre?

D’abord, je suis une fille de région! Je suis née et j’ai grandi au Témiscamingue, j’ai étudié au Saguenay—Lac-Saint-Jean et j’ai commencé ma carrière en tant que journaliste-cameraman en Gaspésie. Je pensais y rester 2-3 ans le temps de prendre de l’expérience mais finalement, j’ai rencontré l’homme de ma vie en Gaspésie et j’y suis toujours! Mon chez-moi, c’est ici, depuis plus de 17 ans maintenant!

Alors, je dirais à cette jeune femme : « Vas-y, fonce! Les régions ont besoin de femmes qualifiées, talentueuses et dynamiques! En région, les possibilités sont tellement nombreuses. Les employeurs sont intéressés à découvrir de nouveaux talents; ils croient en la jeunesse et sont prêts à donner une première chance ou un nouveau départ aux gens. En région, tu peux non seulement avoir un grand impact dans ton milieu de travail mais également dans ta communauté. Tu aimes faire de la planche à pagaie? Tu peux offrir des cours à la population ou fonder un club pour pratiquer cette activité avec d’autres passionnés comme toi. Tout est possible! Les régions sont également des terrains de jeu exceptionnels où la qualité de vie est extraordinaire! La nature, l’air pur et les grands espaces laissent toute la place pour réaliser nos rêves, même les plus fous! »

Marilys Clément

Marilys Clément
Chargée de projet, recherche et innovation, Nergica

Jeune chargée de projet chez Nergica, Marilys Clément met ses connaissances en physique atmosphérique à profit pour relever avec sagacité les défis associés à la production d’énergie éolienne en climat froid. Outre le développement d’un modèle de givre (GPEO), on lui doit une implication remarquée au projet WEC 2100, une collaboration pancanadienne sur l’impact des changements climatiques sur l’éolien. De plus, elle a notablement contribué à plusieurs projets touchant le traitement, l’analyse et l’évaluation de modèles climatiques et météorologiques.

2- Quels sont les principaux bénéfices d’un centre de recherche localisé en région?

Un centre de recherche situé en région est aux premières loges de la réalité des énergies renouvelables. En quoi est-ce que c’est important ? Ça permet de faire de la recherche appliquée qui peut être validée et testée in situ. Autrement dit, ça offre un soutien concret et de proximité aux parcs éoliens et solaires par exemple, ainsi qu’aux entreprises locales. Cette collaboration particulière est à la base du développement de solutions bien adaptées à la réalité et de la meilleure optimisation possible des performances des énergies renouvelables. Et ultimement, c’est ce qui permet aux régions d’être mises en valeur et de devenir des pôles d’expertise reconnus.

4- Que diriez-vous à une jeune femme afin de l’inciter à travailler hors d’un grand centre?

Habiter et travailler en région, c’est vivre dans une réalité complètement différente, mais une réalité magnifique. C’est vivre avec la proximité de la nature, une quantité d’espace incroyable, une vie de communauté et toute la beauté des paysages. Il n’y a rien de tel que de côtoyer mer et montages au fil de sa semaine de travail. À toutes celles qui ne l’ont jamais essayé, on s’ennuie beaucoup moins des grands centres qu’on ne pourrait jamais l’avoir imaginé !

Cybel Picard

Cybel Picard
Coordonnatrice, événements, Nergica

Jeune femme réfléchie dotée d’un admirable aplomb, Cybel détient une expertise pour tout ce qui touche à l’organisation d’événements. Du financement à la logistique en passant par toutes les étapes de la planification, de la réalisation et de la gestion des ressources humaines et matérielles, Cybel détient sans contredit l’expertise et la touche magique pour créer et orchestrer des événements mémorables.

2- Quels sont les principaux bénéfices d’un centre de recherche localisé en région?

Prendre la décision de vivre en région c’est adopter un style de vie qui marie la nature et l’humain. Je sens que ma présence a un impact beaucoup plus important au travail et au sein de la communauté. Vivre en région, c’est vivre dans de plus petites villes, c’est toujours connaître quelqu’un à l’épicerie, c’est dire bonjour à tout le monde, c’est humain! Ce qui m’impressionne le plus au travail, c’est la diversité culturelle. Vivre en région, cela signifie généralement vivre dans un environnement peu diversifié culturellement. Cependant, j’ai la chance de côtoyer au travail des chercheurs venant des quatre coins de la planète, ce qui représente à mes yeux une très grande richesse. Travaillant dans un domaine innovant, il y a beaucoup de place à la créativité et au développement, ce qui est très stimulant.

 4- Que diriez-vous à une jeune femme afin de l’inciter à travailler hors d’un grand centre?

Est-ce que tu aimes la nature? Est-ce que tu aimes les défis? Si tu réponds oui à ces deux questions, il y a de fortes chances que tu puisses te réaliser en région. La région offre des perspectives d’emploi très diversifiées. Il y a tellement de choses à développer, tellement de place pour l’épanouissement personnel et professionnel! J’ai parfois l’impression qu’en région, les femmes ont plus de place, on voit en effet beaucoup de femmes en politique, à la tête de grandes entreprises et plusieurs femmes participent activement au développement de l’économie régionale. Vivre près de la nature et sentir que notre présence fait une différence au travail et dans la communauté sont des éléments très valorisants et motivants.

Lucie Fauteux

Lucie Fauteux
Rédactrice et réviseure linguistique, Nergica

Amoureuse des mots, des écrits et des écritures, Lucie scrute la langue française pour en cerner les règles et les subtilités. Cultivée et curieuse de nature, elle saisit rapidement les concepts les plus complexes et les idées les plus floues qu’elle communique ensuite de belle façon grâce à son esprit de synthèse. Rédaction, révision linguistique, correction d’épreuves, rien n’échappe à l’œil de lynx de cette dynamo efficace et disponible. En constante quête du terme juste, Lucie magnifie les textes de ses collègues et fait rayonner les travaux de recherche et les réalisations de Nergica.

1- À quoi ressemble le climat de travail de votre secteur où technologie, recherche et enseignement se côtoient? 

Le climat de travail est tout naturellement à l’image de l’effervescence qui règne actuellement dans le domaine de la recherche et du développement en matière d’énergie renouvelable. Les technologies évoluent et gagnent en maturité, les projets se succèdent à un rythme soutenu, les programmes de recherche stimulent les discussions, les connaissances et l’innovation, bref, le domaine est en plein essor. Qui plus est, les politiques énergétiques et les plans d’action adoptés par les gouvernements permettent de croire que nos efforts s’inscrivent dans une démarche favorisant une réelle transition. C’est à la fois exigeant et fascinant!

3- Pour augmenter le nombre de femmes qui travaillent dans le domaine des énergies renouvelables, que faudrait-il faire selon vous? 

Les femmes doivent incontestablement être plus nombreuses à intégrer le domaine des énergies renouvelables, mais comment faire pour augmenter le ratio? Je crois qu’il est d’abord impératif de s’adresser aux nouvelles générations. Les jeunes filles doivent se sentir concernées par l’avenir énergétique. Elles doivent en outre savoir que leur sensibilité et leur vision du monde sont des apports essentiels aux changements de société dans lesquels s’inscrit la transition énergétique. Ingénierie, sciences de la Terre et de l’atmosphère, recherche appliquée, opération et maintenance des grandes infrastructures, les jeunes femmes doivent aujourd’hui investir ces domaines demeurés trop longtemps traditionnellement masculins!

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