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Les Îles-de-la-Madeleine et le Québec sont des importateurs massifs d’énergie ce qui affecte négativement leur balance commerciale, leur économie et ralentit leur développement économique. Dans le cadre d’une conférence devant les membres de la Chambre de commerce, le PDG de l’AQPER, Jean-François Samray, les a incités à profiter du virage vert pour positionner les Îles comme laboratoire d’essai de la transition énergétique et des énergies renouvelables.

Consommation d'Énergie - Iles-de-la-MadeleineS’appuyant sur le très étoffé document de consultation produit dans le cadre de la Stratégie énergétique pour les Îles-de-la-Madeleine, monsieur Samray a passé en revue l’apport des différentes filières d’énergie renouvelable dans la substitution des produits pétroliers.

Le couplage éolien – diesel pour l’alimentation de la centrale figure bien entendu au premier chef des mesures à prendre. Le déploiement de super batteries Esstalion, issue du partenariat IREQ/Sony , permettrait aussi de d’intégrer et de valoriser plusieurs technologies de production d’électricité « verte » tout en garantissant la fiabilité d’approvisionnement tant en énergie qu’en puissance.

Avec des technologies québécoises actuellement disponibles, il y aurait moyen de substituer le mazout léger par des mesures d’efficacité énergétique (solaire passif ou thermique, récupération de l’énergie perdue) et grâce à l’instauration de programmes de rénovation énergétique ou d’installation de réseaux de chaleur. Dans les transports, l’essence et le diesel pourraient être remplacés par l’utilisation de véhicules électriques, hybrides (autobus scolaires, automobiles, camions légers) et par des biocombustibles pour les véhicules Flexfuel déjà sur le marché. Ces derniers peuvent utiliser des carburants allant jusqu’à une teneur de 85% d’éthanol. À ce dernier chapitre, les biocarburants pourraient décarbonater la flotte de pêche, les traversiers ou encore le transport aérien.

La diminution constante des coûts de production des énergies renouvelables rend possible une telle conversion. Ce qui pouvait être perçu comme une utopie, il y a moins d’une décennie, est aujourd’hui possible. En agissant de la sorte, les Madelinots, comme tous les Québécois, réduiront leurs importations et stimuleront leur économie locale.

En conclusion, cette nécessaire transition énergétique permettra aux Îles-de-la-Madeleine de profiter :

  • d’une balance commerciale améliorée ;
  • d’un renforcement du pôle touristique et des pêcheries
  • d’une signature éco-touristique de classe mondiale ;
  • d’emplois de qualité et d’une expertise dans des créneaux porteurs ;
  • d’une économie plus vibrante
  • d’une attraction de résidents à temps plein ;
  • d’une meilleure qualité de vie.

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